22 mars 2005
Devant la multiplication des moyens de communication et l'ampleur du mouvement de grève et à cause de l'inéfficacité de notre outil (canalblog est resté hors ligne plusieurs jours) nous renonçons rendre compte de la totalité de l'événement. Nous vous invitons plus tôt à visiter des sites qui le font mieux que nous:
09 mars 2005
L'UQAM AVEC NOUS
Résolution adoptée par le conseil d'administration de l'uqam
Revendication étudiante relative à la réforme du Programme de prêts et bourses
RÉSOLUTION ADOPTÉE PAR LE CONSEIL D'ADMINISTRATION DE L'UQAM, LE MARDI 8 MARS 2005
ATTENDU le mouvement de revendication étudiant relatif à la réforme du Programme de prêts et bourses;
ATTENDU que la coupure de 103 millions de dollars au programme de bourses a des impacts négatifs sur l'accessibilité aux études universitaires pour des dizaines de milliers d'étudiants sur l'ensemble du territoire;
ATTENDU que près de la moitié des étudiants de l'UQAM sont des étudiants à temps partiel et que plus des deux tiers de tous les étudiants de notre établissement travaillent à temps plein ou à temps partiel pendant le cours de leurs études;
ATTENDU que la réforme du Programme de prêts et bourses laisse entière la question du réinvestissement public massif nécessaire dans les universités afin d'assurer l'accessibilité et la qualité de la formation universitaire, enjeu reconnu conjointement par la CREPUQ et le Ministère de l'Éducation et aussi par le Rapport final unanime de la Commission de l'Éducation sur la qualité, l'accessibilité et le financement des universités;
IL EST RÉSOLU que le Conseil d'administration appuie la revendication étudiante relative à la réforme du régime de prêts et bourses et presse le Ministre de l'Éducation et le Gouvernement d'agir rapidement pour réinvestir dans les universités afin d'assurer les conditions d'une formation universitaire accessible et de qualité
Jacques Desmarais,
Vice-recteur à la Planification et à la vie étudiante et secrétaire général
Le 8 mars 2005
08 mars 2005
LA FEUQ AVEC NOUS
Outrée par la déclaration du ministre Fournier, la FEUQ lance aux étudiants universitaires un appel à la grève |
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Outrée par la déclaration du ministre Fournier, la FEUQ lance aux étudiants universitaires un appel à la grève MONTREAL, le 8 mars /CNW Telbec/ - Pour la première fois de son histoire, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) a lancé ce matin à l'ensemble de ses membres un appel à la grève. "Nous demandons aux étudiants de tout mettre en oeuvre pour déclencher la grève dans leurs universités", a affirmé Pier-André Bouchard, président de la FEUQ. Rappelons que la dernière grève universitaire d'ampleur date de 1968. La FEUQ a décidé de lancer cet appel officiel à la grève suite à la déclaration du ministre de l'Education, Jean-Marc Fournier, affirmant qu'il ne réinjecterait pas au prochain budget les 103 M$ coupés. "Cette déclaration nous met profondément en colère et nous désole pour les 75 000 étudiants les plus pauvres qui voient leur endettement doubler à cause de cette coupure inique", a déclaré Pier-André Bouchard. Depuis près d'un an maintenant, la FEUQ a tout mis en branle pour démontrer au gouvernement l'irresponsabilité de cette coupure : participation aux différentes consultations sur l'éducation, appels aux députés, manifestations, actions de toutes sortes, publicité, etc. Mais surtout, deux sondages commandés par la FEUQ ont démontré que 3 Québécois sur 4 sont contre cette coupure et demandent qu'on réinvestisse 103 M$ au prochain budget "En ignorant le consensus social sur la question des 103 M$, le gouvernement entre dans un cul-de-sac. Les étudiants n'ont maintenant d'autre choix que de faire la grève", a rajouté Pier-André Bouchard. Dans les deux prochaines semaines, plusieurs associations membres de la FEUQ tiendront des assemblées générales afin de déclencher la grève. Déjà, une association membre de la FEUQ, l'ADEESE-UQAM, est en grève générale illimitée depuis le 24 février dernier. Avec ses 170 000 membres, la FEUQ ajoutera progressivement son poids au mouvement de grève déjà en cours. "Dès la semaine prochaine, c'est environ 45 000 étudiants universitaires qui entreront en grève", ajoute Pier-André Bouchard. Dans le cadre de ces moyens de pression, la FEUQ et la FECQ organisent, le 16 mars prochain, une grande manifestation à Montréal. "Nous invitons tous les étudiants, qu'ils fassent la grève ou non, à participer en grand nombre à cette manifestation pour démontrer notre mécontentement face au mépris du gouvernement Charest pour les étudiants les plus pauvres", affirme M. Bouchard. Avec ses 170 000 membres, la FEUQ est la plus important groupe jeunesse du Québec. | |
03 mars 2005
La Fédération des étudiants de Cégeps du Québec en grève.
ARGUMENTS CONTRE LES COUPURES EN AIDE
FINANCIÈRE AUX ÉTUDES
Situation des étudiants et étudiantes bénéficiant de l'aide financière aux études
57,3% de l'argent que reçoit un étudiant ou une étudiante sert à payer son logement et sa nourriture, on constate donc que ces bénéficiaires survivent avec de tels moyens. Effectivement, la moyenne des étudiants sur l'aide financière aux études vit sous le seuil de pauvreté.
Étude d'où proviennent les statistiques précédentes : Enquête sur les conditions de vie des étudiants de la formation professionnelle, au secondaire, du collégial et de l'université, 2003.
Extrait de l'Argumentaire de la FECQ, par Julie Bouchard, (Présidente), Jonhatant Plamondon (Vice-président) et Laurent Viau (Coordonateur à la recherche).
02 mars 2005
VERS LA CRÉATION D'UN CONSEIL ÉTUDIANT PERMANENT
La Communauté étudiante a largement les moyens d'endiguer le politique
conservatrice et étrangement peu libérale du Premier Ministre. Elle
doit constituer un bloc soudé, un front uni capable de produire un
programme minimum commun cohérent. Toutes les ressources financières,
matérielles et intellectuelles doivent donc être coordonnées dans le
but de mener une action efficace.
La création rapide d'un Conseil étudiant est dans cette perspective une
idée à développer : une structure permanente pourrait constituer le
pôle de réflexion et de dialogue inter-étudiant qui manque actuellement
et un outil pédagogique de premier plan dans la formation politique des
étudiants. Établir une culture du dialogue et de la transparence est
une priorité.
Ce Conseil deviendrait à terme un moyen privilégié de concertation
entre les mouvements étudiants le composant et le gouvernement. En cas
de désaccord, les étudiants utiliseraient ce même Conseil pour
développer des moyens de pression et d'action conforme à des stratégies
préétablies.
La grève est l'un de ces moyens. Elle permet, dans un lapse de temps
limité ou non, de se réunir, de réfléchir, de s'organiser et d'agir. Si
la Communauté étudiante développe une culture de l'action coordonnée et
de la coopération, de grands projets peuvent voir le jour. D'où
l'intérêt d'un Conseil étudiant responsable ayant, par la volonté de
ses membres, le pouvoir et les moyens de décider et d'agir, dans le
respect de la pluralité des points de vue.
Ce Conseil, enfin, pourrait être considéré comme un observatoire
permanent des politiques gouvernementales en matière d'éducation. La
vigilance oblige en effet les étudiants à maintenir une réflexion
critique et constructive permanente pour faire face aux défis imposés
par l'unilatéralisme du gouvernement Charest.
Stéphane Buffard
VP Académique Asso. Étudiants Cyc. Sup. en science politique.
La naissance de la communauté étudiante
UNE PLURALITÉ DE POINTS DE VUE
L'accent mis dans certains médias sur les dissensions entre les
mouvements étudiants québécois ne doit pas masquer la convergence
d'intérêts qui demeure au sein de cette communauté.
Bien qu'il n'existe pas encore d'actions communes coordonnées, les
associations manifestent cependant un objectif commun. La grève
déclenchée le 23 février comporte donc de nombreuses promesses à
exploiter dans le cadre d'une stratégie d'action correctement
planifiée.
En fait l'enjeu se situe au-delà de l'argent : il s'agit d'un choix de
société. Le Québec a-t-il les moyens d'abandonner ses jeunes et
d'hypothéquer l'avenir du pays? Évidemment pas. Et comment définir une
société qui abandonne les plus pauvres au nom du rationalisme
bureaucratique et de l'orgueil gouvernemental ? Le gouvernement Charest
a une dette envers les étudiants et les impératifs de la responsabilité
gouvernementale autant que la plus élémentaire compassion l'obligent à
agir.
Car les promesses d'endettement du gouvernement constituent une menace
à long terme sur la cohésion sociale du Québec et sur son dynamisme :
en effet, les étudiants endettés ne créent pas d'entreprises, ne
fondent pas de famille, n'achètent pas de maison, consomment moins.
Dans ce contexte, l'abolition rétroactive de la dernière «réingénérie»
de l'Aide Financière aux études, et la suppression de la coupure de 103
millions ordonnée par le Premier Ministre, apparaissent plus que
nécessaires : l'avenir de dizaines de milliers d'étudiants est en jeu.
Aussi, la communauté étudiante doit-elle rester soudée et déterminée.
L'intérêt supérieur de la cause étudiante nécessite donc un engagement
intransigeant et de tous les instants, et ce dans le respect de la loi.
M. Fournier peut donc dissiper ses inquiétudes : les étudiants veulent
seulement étudier et mener une vie descente.
Stéphane Buffard V.P. Académique AECSSP-UQAM
28 février 2005
Manifestation de l'ADEESE-UQAM
Invitation aux médias - Les futurs profs sont en grève et manifestent pour le droit à l'éducation
MONTREAL, le 28 fév. /CNW Telbec/ - Les membres de l'Association des
étudiants et des étudiantes de la faculté des sciences de l'éducation (ADEESE)
de l'UQAM manifesteront cet après-midi pour réclamer du gouvernement qu'il
remette les 103 M$ qu'il a coupé en bourse aux étudiants les plus démunis. Les
étudiants partiront du Square-Berri pour se rendre jusqu'aux bureaux du
ministère de l'Education. L'ADEESE, qui est une des 19 associations membres de
la FEUQ, est en grève générale illimitée depuis le 24 février dernier.
Catherine Pache-Hébert, présidente de l'ADEESE, sera disponible pour des
entrevues.
Heure : 13h00
Départ : Square-Berri
Arrivée : Ministère de l'Education (600, rue Fullum)
Renseignements: Catherine Bourgault, attachée de presse, Fédération
étudiante universitaire du Québec (FEUQ), 514-743-9342
27 février 2005
La Coalition de l'ASSE Élargie lance le plan d'action de la grève étudiante
Québec, le 27 février 2005 - Les 30 associations étudiantes présentes
au Congrès de la Coalition de l'Association pour une Solidarité
Syndicale Étudiante Élargie (CASSÉÉ), tenu au CEGEP Limoilou cette fin
de semaine, ont lancé un ultimatum au gouvernement et adopté un plan
d'action commun.
Les 80 délégués venus de plusieurs régions du Québec pour représenter
les étudiants et étudiantes en grève ont lancé cet ultimatum au
ministre de l'Éducation « Il ne suffit pas de réinvestir les 103
millions de dollars. La réforme de l'aide financière, qui creuse le
fossé entre les riches et les pauvres, doit être annulée. Nous sortons
de ce congrès uniEs et déterminéEs à obtenir gain de cause », explique
le porte-parole de la CASSEE, Xavier Lafrance.
Le Congrès de la CASSÉÉ a mandaté une équipe de négociation pour
prendre contact avec le gouvernement et pour représenter les étudiants
et étudiantes en grève auprès du ministre Fournier : « Notre équipe de
négociation contactera le ministre en début de semaine. Soyons clairs :
nous tenons à négocier en notre propre nom, et toute entente devra
recevoir l'approbation des assemblées générales des associations
étudiantes en grève », explique Xavier Lafrance. Le plan d'action
adopté par la CASSÉÉ prévoit la multiplication d'actions créatives et
festives dans les prochaines semaines, débutant par une manifestation
nationale à Sherbrooke, comté du Premier ministre Jean Charest, le
jeudi 3 mars. « Plus de 40 000 étudiants et étudiantes sont
actuellement en grève au Québec et vont multiplier les actions jusqu'à
ce que le ministre réponde à nos revendications. La grève ne sera pas
une période de vacances, ni pour les étudiants et étudiantes, et
surtout pas pour le ministre », promet Xavier Lafrance.
Plan d'action de la CASSÉÉ, grève générale illimitée 2005 :
-3 mars : Manifestation nationale, Sherbrooke
-7 mars : Action surprise, Québec
-9 mars : Journée nationale d'actions régionales
-10 mars : Nuit de création culturelle, Montréal
-12 mars : Manifestation nationale, Montréal
-13 mars : Congrès de grève de la CASSÉÉ, Montréal
-14 mars : Journée nationale d'occupation
La CASSÉÉ regroupe au-delà de 40 000 étudiants et étudiantes en grève
pour l'abolition de la réforme des prêts et bourses et l'arrêt du
processus de décentralisation et d'arrimage au marché du réseau
collégial, le tout dans une perspective de gratuité scolaire et
d'éradication de l'endettement étudiant. Les porte-parole de la CASSÉÉ
sont disponibles pour entrevues téléphoniques.
Renseignements: Éric Martin : (514) 583-5837; Xavier Lafrance : (514) 480-5312
26 février 2005
Dans la rue!
